Historique : Dès qu'il a su marcher, François a accompagné son père, quand il se rendait chez le bouilleur de cru pour y faire sa petite réserve. Adulte, il s'empressa d'acheter son propre alambic pour continuer la tradition. En 2003, il renouvela l'installation et aménagea un local pour y mettre en valeur sa nouvelle acquisition. La production : Thannenkirch est entouré des centaines de cerisiers qui fleurissent à l'arrivée du printemps et transforment ainsi la clairière en un vaste bouquet. Jadis aucun fruit ne se perdait. Les plus belles cerises étaient acheminée à Colmar pour le plus grand plaisir des citadins. Tout le reste était distillé. Les coutumes ont bien changé. Mais le kirsch de Thannenkirch, comme celui de Fouchy ou Fougeroles continue à être prisé des connaisseurs. Dans notre verger de Bergheim poussent les framboises, poires, pommes, coings, mirabelles, quetsches. Une partie du premier choix deviendra confiture pour les petits déjeuners. Les Marc sont reccueillis un soir de vendanges. L'élaboration : Les fruits sont rentrés et mis en cuve à la belle saison, mûrs, juste à point, gorgés de jus et de parfum. Ils pourront fermenter et se reposer jusqu'en hiver. Par temps neigeux, on procédera à la distillation, bien au chaud près de l'alambic qu'il faut surveiller à chaque instant. Distiller est un art qui se peaufine à force d'expériences et de tâtonnements. Chaque distillateur a ses secrets. Après maturation, en dames-jeanne, l'eau de vie sera mise en bouteilles. Les visiteurs, les autochtones aiment se faire expliquer le fonctionnement de l'alambic et sont friands de cette eau de vie qui était jadis un médicament. Dans un temps pas si lointain, on en buvait surtout comme digestif. Aujourd'hui, elle rentre aussi dans la préparation de desserts, liqueurs, cocktails.
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